Historique

Les organismes locaux d’entraide et de solidarité (OLES) incarnent et illustrent à l’étranger les valeurs fortes que portent la France et les Français en matière d’accompagnement des plus vulnérables et des plus précaires. Rares sont d’ailleurs les pays en capacité de s’appuyer sur un tel outil pour déployer des dispositifs de soutien à l’attention de ses ressortissants, en dehors de ses frontières.

Il s’agit là d’un instrument qui doit faire notre fierté.

L’utilité sociale de ces associations n’est plus à démontrer. Leur connaissance fine des Français établis localement, leur expertise sur les situations d’urgence, leur capacité aussi à lever des fonds et à mobiliser de généreux contributeurs soucieux d’aider leurs concitoyens, en font les partenaires privilégiés de notre réseau consulaire de part le monde dans la mise en oeuvre de notre vision des solidarités. 

La solidité et l’efficacité de ce partenariat a ainsi conduit le gouvernement, et tout particulièrement le ministère de l'Europe et des Affaires Etrangères (MEAE), à abonder le budget de ces organismes en fléchant une part substantielle de l’enveloppe 2020 consacrée au dispositif STAFE (soutien au tissu associatif des Français à l’étranger) vers ces antennes, de telle sorte qu’elles puissent aider plus massivement nos compatriotes de l’étranger les plus durement touchés par les conséquences de la crise sanitaire.

J’ai toutefois la conviction que le réseau des OLES pourrait encore davantage monter en puissance et accroître sa capacité d’intervention. 

Ces associations ne sont en effet pas épargnées par certaines difficultés de fonctionnement. Je le constate à chacun de mes déplacements en circonscription. 

Celles-ci peuvent être d’ordre financier. Si les subventions allouées par le MEAE sont vitales, elles ne sont malheureusement pas suffisantes et la levée de fonds extérieurs fluctue énormément en fonction de certaines conjonctures. A titre d’exemple, la crise qui sévit au Liban et qui affecte le budget de nos compatriotes qui y résident impacte directement le niveau de dons individuels à l’attention de la Société française de bienfaisance de Beyrouth, dont la survie est aujourd’hui menacée. 

Les difficultés peuvent également être de nature organisationnelle, ces organismes ayant comme toute autre association, du mal à « recruter » des bénévoles pour faire vivre l’activité. 

Elles souffrent enfin d’un manque de visibilité, peu de Français établis à l’étranger connaissant leur existence, même lorsqu’ils ont bénéficié de leur intervention. Ce manque de reconnaissance et d’identification est fort dommageable.

D’autant qu’une publicité plus large des activités des OLES permettraient de battre en brèche l’idée selon laquelle la France ne ferait rien pour ces compatriotes établis à l’étranger. 

L’ensemble des ces problématiques sont à mon sens liées à la même cause : 

Bien que compris sous la même appellation et abondé par la même ligne budgétaire du MEAE, chaque OLES fonctionne de manière isolée, indépendante et autonome, sans aucune interconnexion. Ce manque de structuration constitue un réel frein au développement et à la reconnaissance de leur intervention. 

On le voit en effet dans d’autres secteurs, tels que dans le domaine de l’économie sociale et solidaire, la mise en synergie d’acteurs et d’intervenants oeuvrant dans la même branche d’activité, permet précisément la montée en puissance que j’appelle de mes voeux pour les OLES. 

Bien souvent, cette mise en synergie prend la forme d’une fédération. Ce statut relative- ment souple et peu engageant pour les adhérents, présente l’avantage de coordonner un volet d’action, prescrire des bonnes pratiques, offrir des moyens logistiques et des fonctions supports, notamment en communication, dont les antennes locales sont dépourvues. 

Telles sont les raisons pour lesquelles j’ai mûri cette idée et décidé avec des acteurs as- sociatifs de confiance de travailler à la constitution d’une telle fédération à destination des OLES. 

Cette réflexion et ce travail ont abouti à la constitution de la Fédération international des bienfaisances (FIBRE).

Plusieurs OLES provenants de plusieurs pays ont d'ores et déjà rejoint l'aventure (Gabon, Afrique du Sud, Madagascar, Liban etc).

Amélia LAKRAFI

Présidente d'honneur

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour la mesure d'audience (données personnelles).
OK